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Nombreux sont les passionnés qui ce sont penchés sur les origines de la tradition des courses de vaches dans les rues, tradition enracinée à Hasparren et dans aucune ville des alentours et dont les historiens locaux écrivent : « elles ont été jusqu'à il y a quelques années le jeu préféré des haspandars qui piaffaient d’impatience à l’approche du carnaval alors qu’ils attendaient bien calmement les fêtes pastorales de la Saint Jean ? » Comment et pourquoi cet amusement qui n’a rien à voir avec les jeux et coutumes du Pays basque s’est il implanté chez nous. Personne ne peut en donner aujourd’hui une version sûre et d’ailleurs ne le saurat-on sans doute jamais. Plusieurs témoignages concordent autour de l’an 1000 d'allusions dans la résurgence des jeux constitués par un affrontement homme et animal taurin dans les rues et sur les places de nombreux villages. Dès le treizième siècle des allusions au lâcher de vaches dans les rues de Bayonne sont mentionnées dans les archives municipales, aucune raison pour que les même jeux n'aient pas lieu à Hasparren cité stratégique, carrefour de communication. Le premier document des archives municipales qui signale l’existence de « la course avec boeufs à carnaler » remonte tout de même à l’an 1750. 1750 les vaches qui étaient conduites pour être tuées pour nourrir les habitants servaient aux jeunes et aux moins jeunes à s’amuser dans les rues. Mais où l’incertitude demeure, c’est de savoir si le document fait référence à une tradition déjà bien établie ou s' il s’agissait d’une innovation récente. Cette coutume était même réglementée puisque en 1793 le Maire-Abbé rédige, le 13 mars un règlement municipal qui précise dans son l’article 33 : « comme il convient d'accorder au public quelques amusements ; nonobstant que la viande puisse en souffrir, o, pourra « es poser » par semaine deux bœufs pour la course au dit bourg et ce depuis Noël jusqu’au jour de cendres » Au XVIIIème siècle on commence à structurer les jeux avec l’apparition des barrières, mais aussi des comités anti taurins. Ces disputes aboutiront à un édit royal seconde moitie du XVIIIème qui reconnaîtra et tolérera les courses de bœuf (nom générique donné à tout spectacle mettant en jeu des cornus) à condition qu'il se produise dans un endroit hors la ville ou clos. En 1823 dans son livre « Souvenirs du pays basque et des Pyrénées » M.E.B. raconte une course de toros à Irun pour la fête de la Saint Jean faisant allusion à la corde dont est retenu l’animal. Et F. Michel note, on est alors en 1857 : Aujourd’hui dans tout le pays basque espagnol, il n’est pas de petite ville, ni même de village, qui n’ait son combat à certains jours de l‘année, à moins d’indisponibilité absolue. Le plus souvent, le dimanche par exemple, ils attachent un jeune taureau, un boeuf ou même une vache au bout d’une corde et le lâche dans la place après ceux qui sont curieux de tenter l’aventure. C’est le début des courses de rues. En 1924, il est fait appel aux « ganaderos » Darrichon puis Deyris.
Le 12 août 1965 lors de la fête pastorale, David Chabas pour épater ses petits enfants, poussé par le démon de la course entre dans l’arène.
Il a 70 ans, … Après six jours de lit, il perd l’usage d’une oreille et s’attire les quolibets de son petit fils Serge « papy, voilà.. Ça t’apprendra de faire El Cordobes. » C’est aussi une forme de lien social dans la mesure ou c'est autour de cette forme traditionnelle que se retrouvent les habitants du village. On retrouve plusieurs témoignages.
Il arriva même, comme sur cette photo, que la vachette soit invitée à rendre visite aux élus dans le hall même de la mairie.
Tract annonçant une course de rue en 1976.
Désormais, depuis quelques années, des courses de vachettes sont organisées dans les arènes municipales, au cours des mois de juillet et août. Chaque mercredi en soirée. Il s’agit de courses diffèrentes qui mêlent des jeux traditionnels, comme la cocarde, à des animations plus festives du style interville. Si cette formule déroute un tant soit peu les puristes qui, continuent à préférer les traditionnelles courses de rue du dimanche, en fin d’après midi, elles attirent un public d’estivants toujours nombreux. En octobre 2007, sur invitation de « Pariseko Euskal Etchea », de jeunes haspandars accompagnèrent à Paris la Ganaderia du grand Saussote, pour présenter un spectacle taurin durant la coupe du monde de rugby.
64240 HASPARREN
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Historique course de vaches
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